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Les statuts

Pour la mise en valeur d'un domaine skiable, prévoir, étudier puis décider de construire une station de ski sous-entend que les nécessaires et primordiales études techniques soient accompagnées d'un consensus étroit entre tous les partenaires concernés, qu'ils soient publics ou privés.
Ces interactions déboucheront sur la définition des statuts respectifs des acteurs tant de l'étude et de son développement que de l'exploitation qui y succédera.
Pourquoi projeter une station ?
Les finalités sont multiples aussi bien au niveau des personnes directement concernées (gens du pays, entreprises locales, chercheurs d'emplois, investisseurs, clients potentiels) que des partenaires indirects (Etat, région, communes) et des contraintes qui pourront en résulter (plans d'aménagement officiels, réglementations structurelles ou techniques).
Les décisions répondant au "pourquoi ?" devront inévitablement être suivies du "comment ?". Ce sera le rôle des différents acteurs de s'entendre pour apporter une réponse cohérente.

Les interlocuteurs
La création d'une station de ski nécessite un consensus entre les divers acteurs :
- les initiateurs : découvreurs, prospecteurs, initiateurs, animateurs du projet, décideurs et chargés d'études,
- les organisateurs : déclencheurs, programmateurs,
- les autorités administratives : Etat, région, communes,
- les partenaires : constructeurs, maîtres d'œuvre, investisseurs, financiers et banques, exploitants.

Histoire des systèmes d'objectifs
En France, les constructions de stations ont suivi une évolution liée à l'histoire, l'évolution des idées, des besoins et des moyens.
La première génération s'étalant des années 1930 aux années 1950, était généralement le fait, soit de concepteurs et d'investisseurs privés souhaitant développer le tourisme hivernal dans des villages de montagne, soit des édiles et de la population de ces villages.
Pendant que continuait à se développer les projets de la première génération, naquit la deuxième génération couvrant approximativement l'ensemble des années 1950. Elle a été profondément marquée d'abord par les travaux de l'équipe Michaud-Cambau (assistée de Emile Allais, Jean Cattelin et l'architecte Laurent Chappis), puis par le "PLAN-NEIGE". Elle s'est particulièrement illustrée par le projet des "Trois Vallées" aboutissant à la création de Courchevel de renommée mondiale.
La troisième génération a développé la précédente en l'orientant plus précisément vers des stations "ex nihilo" c'est-à-dire implantées sur des sites vierges. Elle eut aussi pour cible la recherche d'une meilleure rentabilité d'exploitation qui regroupe sous une même gestion l'habitat et l'équipement technique (remontées mécaniques et pistes) facilitant un urbanisme "skis aux pieds".

La quatrième génération a poursuivi les objectifs de la précédente avec des conceptions urbanistes allégées et des recherches architecturale orientées vers un retour aux traditions plus typiquement montagnardes. S'y ajoutèrent des créations de "satellites" pour décongestionner des stations saturées. Des efforts furent entrepris pour regrouper les structures de gestion dans le cadre unique d'un statut d'économie mixte.
La France est, à ce moment, devenue (et reste encore) le pays le mieux équipé avec plus de 400 stations et centres de ski exploitant le plus grand potentiel mondial de domaines skiables (plus de 1200 kilomètres carrés).

A chacun son statut.
Cette multiplicité et cette diversité de stations amène naturellement une assez grande diversité des statuts et des responsabilités de ses exploitants. Les formes varient du système totalement privé (SA ou SARL), au système mixte (sociétés d'économie mixte, entre autres) et au système public avec les régies départementales ou communales.
Les dispositions statutaires ont des répercussions sur divers plans et, notamment, la fiscalité, les dispositions de financement et des conséquences sur la rentabilité des exploitations.
La "loi montagne" de 1985 définit les prérogatives réciproques des "autorités organisatrices" (principalement les communes) et de leurs concessionnaires.

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