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Le phénomène ski

L'environnement socio-économique en mutation amène des conditions favorables à l'explosion de la fréquentation de la montagne en hiver. C'est alors l'impact croissant des «sports d'hiver», des modes et des compétitions.
Du nouveau en montagne.
C'est dans les années 1930 que s'annonce l'explosion de l'activité «ski» sous l'influence de divers événements :
* Industrialisation des vallées de montagne (par exemple, en France la Maurienne et la Tarentaise) et apport de populations ouvrières jeunes,
* Orientation nouvelle des communes vers des activités touristiques,
* En France les accords de 1936 sur les «congés payés» et la généralisation des vacances,
* Amélioration des transports : trains de nuit, réseaux d'autocars touristiques,
* Multiplication des funiculaires et des téléphériques, notamment en Suisse et en Autriche.
Congés payès... loisirs... sport.
Ce qui va changer.
Les conséquences directes ou indirectes sont les suivantes :
- pour les jeunes ouvriers des vallées, l'organisation de leurs loisirs dans la montagne proche,
- pour les villages, actions de fixation des populations en hiver par la création d'emplois «touristiques»,
- naissance de groupes d'études pour l'inventaire des domaines skiables et les projets pour leurs aménagements et leur équipement.
C'est ainsi que, en 1921, le baron de Rotschild élabore des projets pour l'aménagement de Megève en station de sports d'hiver. La concrétisation sera, outre la construction d'hôtels, celle, en 1934, du premier téléphérique conçu spécifiquement pour les skieurs : Rochebrune.
La génération des champions
et championnes est prête à tout.
On s'organise.
L'école de ski de l'Arlberg fondée par Hannes Schneider connaît une grande diffusion (y compris aux USA) mais, en 1933, le Docteur Halberg, assisté de Roger Frison-Roche crée la première école de ski française au Revard.
L'année 1933 voit la création de la Fédération Française de Ski, qui sera suivie, en 1938, par celle du Syndicat National des Téléphériques de France (S.N.T.F.).
Les compétitions deviennent très nombreuses et l'on commence dès lors à parler plus souvent des «vedettes du ski» : David Zogg, Toni Seelos, Rudolf Rominger, Christel Kranz, ...(voir dans le titre «les hommes»).

Mais dès 1935, le jeune mégevan Emile Allais fait sensation en cumulant les exploits : Mürren en 1938, Garmisch-Partenkirchen en 1936, Chamonix en 1937. Il suscite la création de la technique française qui supplante rapidement la technique de l'Arlberg.
Les vacances à la neige deviennent désormais à la mode mais le conflit mondial de 1939-45 met le ski en sommeil sauf pour les membres des groupements paramilitaires de «Jeunesse et Montagne» et, plus tard, les combattants des "maquis". Malgré tout en 1942, un groupe de techniciens français commence à étudier la création d'une «station internationale de sports d'hiver».
Bien d'autres projets y feront suite et, notamment, celui de l'aménagement des «Trois vallées» (voir dans le titre : naissance des stations).

Les prémices de l'explosion.
Le tourisme redémarre sérieusement dans les années 1950 et de nombreuses initiatives (communes ou sociétés privées) déclenchent des investissements afin de créer de nombreuses remontées mécaniques. Vient alors la notion de «pistes» avec l'invention de matériels adaptés, puis, plus tard, l'enneigement artificiel.
La technique française et ses améliorations permettent à l'équipe de France de «tenir le haut de la piste» pendant plusieurs décennies grâce, entre autres, à leurs excellents résultats aux Jeux Olympiques (voir dans le titre : «la competition»).
A la fin du XXe siècle, la France possède 30% des domaines skiables aménagés dans le monde ainsi que le plus grand parc de remontées mécaniques.
Le phénomène ski a atteint un niveau énorme (huit millions de skieurs par saison en France) et reste en constante croissance.

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