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Ecole de ski et autres

La diffusion de la pratique du ski n'est possible que dans la mesure où "ceux qui savent " prodiguent leurs conseils à "ceux qui ne savent pas". Cela n'est devenu important que lorsque le nombre des pratiquants est devenu suffisant pour justifier une structuration de l'enseignement. On assiste alors à des créations d'écoles dont les plus célèbres sont celle de l'autrichien Hannes Schneider (père de la méthode de l'Arlberg) et, plus tard, celle de l'école française de Paul Gignoux et Emile Allais, base de l'école nationale de ski français.
Pour s'arrêter, on fait ce qu'on peut !
Au temps d'un ABC rudimentaire.
Les skieurs de l'antiquité avaient certainement d'autres préoccupations que de faire des émules de leur habileté à skis. Mais, dès que cet engin cesse d'apparaître comme seulement un "outil" de la vie quotidienne pour devenir une possibilité de performance, ensuite de loisir, puis de sport, leurs pratiquants éprouvent l'évident besoin de savoir mieux s'en servir. Les "zélateurs" de cette activité furent, bien entendu, les premiers à conseiller et aider leurs recrues. Ensuite l'amélioration du matériel facilite les choses ainsi que les efforts des militaires français qui seront les premiers à créer une véritable école de ski.
La naissance d'un "mythe".
En Autriche, Hannes Schneider travaille la question depuis longtemps lorsque, dans les années 1920, il en diffuse le résultat sous le titre de "méthode de l'Arlberg". Il y codifie l'ancêtre du virage, le "télémark " mais, surtout, y ajoute toute une panoplie de mouvements de virages et d'arrêts dérivant de la position de "chasse-neige". Hormis les virages et arrêts sautés d'une utilisation restreinte, tous les "stemmboggen" et "christianias" sont des mouvements "freinés".
Le plus vieux virage connu :
le télémark.
Presque simultanément, le docteur Haalberg et Roger Frison-Roche ouvrent en France l'école du Revard qui enseigne à peu près tout ce que l'on sait, à l'époque, en matière d'utilisation des skis.
Les perfectionnements.
Avec sa méthode encore pratiquement unique et, en tous cas, complète et efficace, Hannes Schneider a gagné une audience internationale. Elle va durer longtemps bien que des contestataires conduits par Toni Ducia, imaginent des positions et des mouvements bien différents (parallélisme des skis, position en avant) Il en est de même pour Anton Seelos.
La Fédération Française de Ski, créée en 1934, patronne la naissance de "l'école française de ski" qui, pendant quelque temps, va encore enseigner la méthode de l'Arlberg.

.Le ski moderne.
Les conceptions novatrices de Ducia et Seelos rencontrent les qualités de développement et de synthèse de l'équipe française Paul Gignoux-Emile Allais qui dès 1937, vont les adapter, les améliorer et les compléter pour en faire un instrument de haute efficacité.
La guerre de 1939/45 suspend pendant un temps l'expansion et la diffusion de cette méthode mais, dès la fin du conflit, on ne parlera plus que de la méthode française désormais exclusivement enseignée avec uniformité et orthodoxie par "les écoles du ski français" mondialement imitées.
Durant les décennies suivantes (à partir notamment des années 1960) les techniques de ski évoluent encore en fonction des progrès du matériel, de la configuration des pistes et des objectifs des skieurs mais, sauf pour quelques adeptes d'un renouveau du "télémark", on n'échappera plus au dogme des skis parallèles.
Les "nouvelles glisses" amèneront les moniteurs à l'obligation d'enseigner des techniques nouvelles et différentes et les école du ski français élargiront encore leur éventail de "produits".
Le fameux virage chasse-neige
ou "Stemmboggen".
"Attention, application, émulation".
Une révolution : l'appui sur les spatules, le dégagement des talons... c'est la ruade.

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