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Les besoins

Vivre ou aller en montagne sous-entend que les habitants et les "visiteurs" puissent se déplacer et y accéder le plus aisément possible. Dans l'Antiquité les besoins étaient relativement minces et les réponses encore plus. L'évolution du peuplement et, plus tard, du tourisme, ont accru considérablement la nécessité de créer des transports de toutes natures.
La quasi-révolution engendrée par l'explosion des "sports d'hiver" a fait surgir des besoins nouveaux exigeant des réponses spécifiques.
L'obstacle des montagnes.
Les gens qui, dans les temps anciens, vivaient en montagne limitaient le plus possible leurs déplacements, la plupart des routes n'étant que des sentiers. Il n'existait pas de moyens mécaniques pouvant franchir les obstacles des falaises, torrents et autres entraves. La construction de routes améliora les parcours dans les vallées, puis l'accès aux cols, mais il restait le besoin de transporter localement les produits agricoles, les matériaux et les provisions alimentaires là où les charrois hippomobiles ne pouvaient pas passer. Il fallut donc développer, voire inventer les transports par câble qui, seuls, permettent le survol des obstacles.. L'inspiration tomba du ciel par l'entremise du "système téléphérique" dont le principe était connu depuis les premiers siècles.
Transporter qui et quoi ?
Outre les matières premières, matériaux et autres "impedimenta", le transport des personnes s'imposa de plus en plus quand , à la population montagnarde, s'ajouta celle de visiteurs extérieurs : les touristes. L'amélioration des routes ajoutée à la construction des lignes de chemin de fer contribua à encourager le tourisme naissant et à développer le voyage en groupe. En montagne, pour compléter les téléphériques à capacité relativement modeste, les funiculaires étaient parfois une solution préférée.
Les prémices, puis l'avènement du transport de masses.
Les habitués du tourisme en montagne, dès les années 1920, se transformèrent majoritairement en skieurs, engendrant ainsi l'épanouissement des "sports d'hiver". Dans la décennie suivante, des légions de skieurs commencent à envahir des villages devenus "stations de ski" avec des objectifs nouveaux : faire du ski, certes, mais surtout en descente. De tels besoins exprimés par un nombre de plus en plus grand va générer la création de moyens de transport de plus en plus rapides afin d'accéder à des points d'altitude desservant des itinéraires de descente.
Pour y répondre on invente des télé-traîneaux, puis des téléskis. On améliore aussi les téléphériques en les spécialisant (par exemple à Mégève, celui de Rochebrune construit en 1934). En 1939 le conflit mondial vient mettre un frein aux réalisations mais on continue à travailler sur des études et des projets.

La course au progrès technique.
Les années qui suivent la fin du conflit voient reprendre, puis s'accélérer la fréquentation "skieurs" et les efforts d'équipement suivent avec, entre autre, la génération des "télésièges". Le progrès technique ne s'arrêtera pas là car l'exigence de transports de plus en plus rapides pour des skieurs de plus en plus nombreux va nécessiter la construction d'engins de plus en plus évolués. Parallèlement la circulation en montagne s'accroît à tous les niveaux nécessitant des capacités plus grandes pour les transports d'accès aux stations (train, avion, auto). En conséquence, l'élargissement du réseau routier deviendra indispensable ainsi que l'augmentation des moyens de sa maintenance.
Télétraîneau de Hahnenmoos à Adelboden.

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